vendredi 21 juillet 2017

Espoir





Le coup a été si violent qu’il faudra du temps pour m’en remettre et surmonter tous les obstacles. Mais j’ai foi en cette force qui peut faire qu’un être humain, malgré l’épreuve, continue de vivre et d’œuvrer pour des lendemains meilleurs. Cette volonté pousse les choses à naître, à grandir et à s’épanouir, même dans l’adversité.

Je songe au nombre de fois durant ces derniers mois où j’ai vu la beauté, la fragilité et la grâce étouffées et bafouées par des mauvaises pousses. 

Aujourd’hui, je marche dans cette montagne, dans ce grandiose silence et je poursuis mon chemin. J’ai l’impression que mon cœur est dans mes mains, plus que dans ma poitrine. Meurtri, je le transporte avec d’infinies précautions, comme si j’étais la messagère de ce qui se passe au fond de moi. Et toi tu te retournes parfois, veillant à la sûreté de mes pas, présent et aimant. 

Je ne le sens que confusément encore. Mais je crois que je serai, toute ma vie durant, plus riche et transformée de cette épreuve et de ce chagrin. 

Mais maintenant, je ne fais qu’avancer, sans trop savoir quelle sera ma destination. 

Il y a un temps pour tout.


Dédé © Juillet 2017

vendredi 14 juillet 2017

Ensemble



Touti – Tutti – Ensemble
Dans la même barque
Lutter dans la houle
Faire valoir ses droits
Rétablir la justice
Ensemble, oui, nous vaincrons !
Et ils resteront à quai alors que nous naviguerons vers d’autres mers, confiants, heureux. 





P.S. C'est toujours la galère pour la newsletter qui ne fonctionne pas aussi bien que je le voudrai. J'ai opéré quelques petites modifications et il y a un nouveau gadget sur la droite. Espérons que cette fois-ci, cela fonctionne. Désolée des désagréments. 



Dédé © Juillet 2017

vendredi 7 juillet 2017

Avant - Après



Avant

La pluie dure toute la nuit. Elle tombe, heure après heure, comme une démence du ciel.

Après les fortes chaleurs des jours précédents, on se tient tranquille à l’abri et on écoute avec ravissement les pleurs des cieux qui trempent la terre assoiffée. Puis on s’endort, bercé par le doux bruit des gouttes s’écrasant sur les feuilles des arbres.

A l’aube, on émerge lentement, un ruisseau dans les oreilles, la vie reprenant peu à peu après cette nuit humide.  Alors que le jour s’ébroue, secouant furtivement ses bords perlés de gouttes du ciel, les nuages roulent et épousent tous les contours du ciel immense. S’accrochant aux sommets, ils se tiennent par la main, formant une masse moutonnée. Parfois, l’un d’entre eux décide de quitter le groupe et s’élance seul, à l’assaut de la voûte céleste. Se formant et se déformant au gré de la brise, il parcoure avidement des distances sans fin.

Ce matin-là, le ciel est encore changeant mais se marie à merveille avec les pics de chaque côté de la vallée. Pourtant, il ne délivre aucun secret à celui qui le contemple. On ne sait alors si les ondées cristallines vont reprendre ou si le soleil va percer derrière les nuages. Mais un premier rayon timide s’accroche soudainement à la pente, réchauffant la terre qui s’agite et respire bruyamment.

Le vent ne dit encore où il veut cingler. Il souffle doucement puis rugit ensuite afin de secouer les branches et ployer les feuillages.

Tout au long de la journée, l’astre radieux virevolte à travers les nuages, cachant tantôt son visage éclatant, tantôt se livrant entièrement à la terre amoureuse. Et vers le soir, cette partie festive se poursuit, alors que la lumière décline peu à peu. Et quand retentit le chant du merle, perché au sommet du sapin, je respire ces gorgées d’air à plein poumons.  

L’immense paix de la fin du jour envahit l’infini et descend de la montagne dans la plaine en contrebas. Filant d’une arête à l’autre, les brumes floconneuses voguent, voiles prêtes à saisir les derniers rayons du soleil. Quelques oiseaux passent, sans froisser toutefois la toile nocturne qui peu à peu s’écrit devant nos yeux.

Le temps n’a plus d’heures, plus de minutes, plus de secondes. Il devient neutre et lisse, sans aucune aspérité et les angoisses du jour précédent s’oublient, emportées dans ce ciel immense. Ce soir, je ne suis déjà plus la même que ce matin et j’accueille la course des nuages et le spectacle de la nature avec reconnaissance.

Tu me prends doucement la main, les yeux amoureux, remplis de mots rassurants devant mon incompréhension qui est mienne depuis quelques mois.

Après

Je ne suis pas un produit fini mais un processus. Je n’ai pas qu’une identité. S’il n’en était pas ainsi, ce serait monotone. Mais aujourd’hui, me rappelant ce moment face à la vallée qui disparaissait dans le lointain, sous cet immense ciel, je sens confusément que mes racines sont là-bas, dans cette terre montagneuse. Et si le vent se remet à naviguer, il m’emportera peut-être aux confins de mon pays d’enfance, délestée de tout ce qui me fait si mal ici.

Tu es là, dans la montagne, dans les nuages, dans le soleil, sous ces sapins : tout ce dont j’ai besoin en ce moment présent. Et je sais que tu m’accompagneras sur le chemin difficile qui va être le mien les semaines à venir. 


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Les temps prochains vont être perturbés pour moi et vont me demander beaucoup d'énergie pour faire face à une situation compliquée et inattendue. Je serai peut-être moins assidue dans vos espaces. Mais je penserai à vous. Merci.


Dédé © Juillet 2017